Aïe ! Un bleu !
Aussi prudent que l’on puisse l’être, il est difficile de ne pas se cogner de temps en temps contre quelque chose de dur, surtout quand on est actif, en jardinant, en bricolant ou en faisant du sport – des activités bien meilleures pour le moral et pour la santé que de rester assis sur son canapé !
Pourquoi a-t-on souvent un bleu après s’être cogné ?
Le coup que l’on a reçu, même s’il n’a pas ouvert la peau, a écrasé durement un ou plusieurs petits vaisseaux sanguins, occasionnant une brèche dans leur paroi. Par cette brèche, du sang sort et s’accumule sous la peau. C’est cette accumulation de sang qui donne cette couleur bleutée à la peau. On parle de bleu dans le langage courant, ou bien d’ecchymose ou d’hématome cutané.
Notre corps a la capacité d’éliminer progressivement un hématome et c’est pour cela que le bleu, petit à petit, va disparaitre. Mais ce qui peut être dangereux, c’est qu’il y ait une grande quantité de sang perdue dans cet hématome.
Plus la brèche a laissé échapper de sang, plus la surface du bleu va être importante. Quand le sang ne peut plus s’étendre horizontalement sous la peau, il fait bomber la peau, créant une bosse.
En fonction de leur emplacement sur le corps aussi, tous les bleus ne se valent pas !
Un bleu au niveau du visage, sur les mains ou sur les pieds, ou dans une autre région « osseuse » du corps comme le tibia est potentiellement plus dangereux qu’un bleu sur la fesse par exemple. En effet, la « collection » de sang, comme disent les soignants, peut prendre ses aises dans une partie charnue du corps comme la fesse. À l’inverse, le même volume de sang coincé entre la peau et l’os du tibia par exemple va exercer une pression importante sur les vaisseaux sanguins et les nerfs passant par là, menaçant leur bon fonctionnement.
Que faire, suite à un coup ? C’est ici !


