Hyperviscosité
du sang
Dans le syndrome d’hyperviscosité du sang – qui, pour mémoire, n’a rien à voir avec l’INR ni avec les maladies pour lesquelles il faut prendre un traitement anticoagulant comme nous l’expliquons dans cet article – le sang est trop épais pour couler normalement dans les vaisseaux sanguins. L’état général se dégrade puisque tous les organes pâtissent de cet effet. Une faiblesse marquée, des céphalées, une somnolence et des vertiges font partie des nombreux symptômes potentiels. Il y a urgence.
Comme l’hyperviscosité du sang est une complication rare d’un grand nombre de maladies, le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments.
Le traitement peut associer des médicaments à une hydratation, une saignée voire une hémaphérèse thérapeutique, c’est-à-dire la mise en place d’une circulation extracorporelle du sang pour en extraire certains composants et réinjecter le reste au patient, complété d’un « substitut » si besoin pour maintenir un volume de sang constant et capable d’assurer ses missions vitales.
Quel est ce substitut ? Il peut s’agir de globules rouges de donneurs sains quand les globules rouges du patient sont difformes, comme c’est le cas dans la drépanocytose. Il peut aussi s’agir du plasma de donneurs sains quand c’est le plasma du patient qui pose problème.


