Savez-vous que vous êtes
un(e) aidant(e) ?
Au Créatif, nous interagissons autant que possible directement avec la personne qui prend son traitement AVK (antivitamine K, coumadine, préviscan, sintrom). Mais, parfois, cela n’est pas possible, pour différentes raisons.
La personne sous AVK peut, par exemple, ne pas parler français et avoir besoin de l’aide d’une personne de confiance pour faire la traduction. Parfois, cette personne de confiance est la fille / le fils, encore au lycée voire au collège, obligé de mûrir plus vite que les autres enfants avec cette responsabilité sur les épaules.
Dans d’autres cas, la personne sous AVK a des troubles de la mémoire, de l’élocution ou de la compréhension (depuis un accident vasculaire cérébral ou AVC par exemple) et ne peut pas communiquer avec nous de façon fiable.
Parfois, nos jeunes patients, majeurs depuis peu, laissent leurs parents gérer leur santé encore quelques années avant de s’autonomiser.
Parfois encore, la personne sous AVK accepte tout simplement avec beaucoup de gratitude l’aide de l’un de ses proches qui la soulage en prenant en charge une partie de ses démarches de santé.
La charge mentale dans le domaine de la santé, tous les patients voient très bien de quoi il s’agit, et un peu d’aide pour l’alléger n’est jamais de refus.
Mais les personnes qui aident ces patients, savent-elles seulement qu’elles sont des aidants ? Et qu’à ce titre, elles font leur une charge mentale non négligeable ? Eh oui, parfois, on est aidant sans le savoir. En prendre conscience est le premier pas pour veiller à ne pas s’oublier soi-même dans le tourbillon de la vie.
Et vous ? Etes-vous aidant d’une personne qui prend un traitement anticoagulant ? Ou peut-être êtes-vous une personne sous AVK et, par ailleurs, l’aidant d’un proche souffrant d’un autre problème de santé ? Que faites-vous pour cette personne aidée ? Quels retentissements ce statut d’aidant a-t-il sur votre vie ?


