Tout est affaire

de tendance !

Un INR au CoaguChek à 3,0 peut correspondre à un INR à 2,4 ou à un INR à 3,6 au laboratoire, comme nous vous l’avons expliqué dans cette publication. Cela peut vous paraître surprenant que nous fassions confiance à un appareil avec ce degré d’imprécision. Comment l’expliquer ?

Tout d’abord, les doubles contrôles faits dans les règles de l’art montrent des écarts entre CoaguChek et laboratoire bien moins importants dans la grande majorité des cas.

Ensuite, les médecins du Créatif sont attentifs à la tendance d’évolution de l’INR et, en cela, le CoaguChek les renseigne aussi bien que le laboratoire.

Prenons quelques exemples (théoriques, bien sûr !), pour quelqu’un dont la zone thérapeutique (ou ZT) est entre 2 et 3.

Le CC (CoaguChek en abrégé) indique 2,5 aujourd’hui, comme il y a trois semaines (en bleu sur l’illustration).

« Au pire », cela correspond donc à un INR au laboratoire à 2,0 (résultat dans la ZT) ou à 3,0 (résultat également dans la ZT). Donc nous pouvons en conclure que la dose d’AVK (coumadine, préviscan ou sintrom) que cette personne prend en ce moment est tout à fait adaptée, et c’est bien ce que nous indiquait ce résultat de 2,5 au CC !

Le CC indique 1,8 aujourd’hui et le résultat précédent au CC qui date de la semaine d’avant était à 2,1 (en rouge foncé sur l’illustration).

Ces résultats correspondent au pire à un INR au laboratoire globalement entre 1,4 et 2,5, c’est-à-dire un peu en dessous ou dans la fourchette basse de la ZT. On peut donc en conclure que la dose d’AVK doit être un tout petit peu augmentée. Et c’est bien ce que nous indiquaient ces deux résultats au CC à 2,1 puis à 1,8.

Le CC indique aujourd’hui 3,5 et le résultat précédent au CC qui date d’il y a deux semaines indiquait 3,0 (en rouge clair sur l’illustration).

L’INR d’il y a deux semaines aurait donc été au pire au laboratoire entre 2,4 et 3,6, tandis que celui du jour aurait été entre 2,8 et 4,2. On en conclut que la dose d’AVK doit être légèrement diminuée et… nous arrivons à la même conclusion en nous contentant de regarder les INR obtenus au CC qui passent de 3,0 à 3,5.

Les scientifiques sont habitués à interpréter les résultats avec ces degrés d’incertitude et c’est l’une des raisons pour lesquelles il est si confortable de confier la gestion de son traitement AVK à des professionnels de santé.

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