Ajustement de la dose
de Karine

Karine a demandé sur la page FaceBook du Créatif : « Pourquoi un INR stable depuis plusieurs mois baisse d’un coup sans changement évident d’alimentation ? Et que faire dans ce cas : contrôler ou augmenter son traitement ? »

La réponse du Créatif : « Nous manquons d’informations pour vous répondre précisément mais sachez que l’INR varie en fonction de beaucoup de paramètres et qu’il n’est donc pas anormal de voir l’INR évoluer et de devoir réajuster la dose d’AVK de temps en temps. C’est la raison pour laquelle il faut faire un INR au moins une fois par mois. Pour revoir les facteurs de variations de l’INR, c’est ici. »

Karine nous a ensuite donné tout son contexte actuel.

En résumé :

  • INR stables, très souvent juste au dessus de 2 donc plutôt dans la fourchette basse de sa zone thérapeutique comprise entre 2 et 3 ;
  • un INR à 1,8 le 26 mai, sans raison évidente (pas de changement dans les autres traitements, pas de changement radical de régime alimentaire) : décision de ne pas changer la dose de coumadine tout de suite mais plutôt de refaire un INR trois jours plus tard, le 29 mai ;
  • un INR à nouveau à 1,8 le 29 mai.

La décision de son médecin généraliste, constatant que l’INR continue de rester inférieur à la zone thérapeutique sans explication évidente, nous est rapportée par Karine :

« Le 29 mai, mon médecin m’a conseillé d’augmenter légèrement ma dose en faisant une alternance sur trois jours : deux jours 9 mg, un jour 8 mg (soit en moyenne 8,7 mg contre 8,5 précédemment) et je dois recontrôler le mercredi 3 juin soit quatre jours plus tard. »

Le médecin de Karine ne s’est pas précipité pour changer la dose de coumadine puis a fait un tout petit changement de dose, pour ne pas risquer de faire remonter beaucoup trop l’INR de Karine. En effet, Karine nous a dit que son INR a « baissé d’un coup » mais nous constatons qu’il s’agit d’une baisse très légère, et qui n’aurait pas eu d’incidence sur sa posologie de coumadine si ses INR stables précédents s’étaient situés aux alentours de 2,5 (milieu de sa zone thérapeutique) plutôt que de 2,1 (fourchette basse de sa zone thérapeutique) ! Le médecin de Karine dispose de son dossier médical complet et a pris sans doute la décision qui s’imposait dans son cas précis.

Aurait-il fallu mettre Karine sous HBPM (injections de lovenox par exemple) pour parfaire son anticoagulation en attendant que son INR remonte au dessus-de 2 grâce à l’augmentation de la dose de coumadine ? Chaque cas est unique et si cette précaution s’impose chez certains patients très à risque de faire un caillot, elle ne s’impose pas chez tous et apparemment pas chez Karine.

Voulez-vous savoir le résultat de cette légère augmentation de la dose de coumadine sur l’INR de Karine ? C’est ici !

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